Tour de Martinique en Planche

Tour de Martinique en Planche

Commençons par un petit récapitulatif de ce qui s’est passé. Départ à 6h du matin du Vauclin. La météo n’est pas optimale avec beaucoup de grains alors il faut attendre une petite demie-heure avant de planer. 6h30 départ en 7,0 loftsails racing blade et starboard isonic 107. Nous arrivons à la caravelle en seulement 30 minutes !

C’est maintenant que les choses se compliquent, un grain arrive et le vent est trop fort. Je dois m’arrêter car je ne souhaitais pas me brûler trop vite. Je fais ma première pause à la caravelle dans une mer démontée, des contre courants et une eau bien foncée. Pas idéale quand on sait que c’est un spot à requins en plus…

Le vent alors tombée, je repars mais pétole totale, on décide donc de passer en isonic 127 alors que ma 107 se fait malheureusement écraser par le bateau sécu pendant le changement, première casse matérielle de ce tour 😦

En fin de compte, cette zone était tellement difficile qu’il m’a fallu une heure pour gagner 100 mètres environ et sortir de la zone agitée. J’en pouvais plus, j’étais exténué, je tombais tout le temps et l’eau de mon camelbag me rendait malade.

Les grains ont également fait le vent tourner plein sud rendant la descente jusqu’à grand rivière très difficile car au vent arrière. Je dois donc tirer de nombreux bords avec un aileron bien trop puissant et surfer sur des creux de 3-4 mètre. Je n’en voyais plus la fin mais j’avais pris un peu la routine de ces bords alors ça allait. Puis il faut dire que le décor était juste oufff

Je descend en peut-être 2h pour finalement arriver à la perle, au prêcheur. Ici pétole totale, on est sous le vent de l’ile et avec le vent du sud, impossible d’avancer. Ça nous donne l’occasion de faire une petite pause déjeuner dans un décor spectaculaire et entouré de jeunes dauphins !

Décision générale avec l’équipe, les conditions ne permettant pas d’avancer suffisamment vite pour être vauclin avant la nuit, nous sautons cette étape pour se rendre directement en bateau dans la baie de saint pierre où normalement le vent rentre et on a un bon bord de travers. Encore une fois l’orientation du vent ne nous aide pas et je dois tirer des bords pour remonter jusqu’au Marin.

« En gros, j’ai navigué le double de la distance côté atlantique à cause du vent et la côte caraïbe semble faire de même dans l’autre sens. »

Après un moment et pour toujours être en mesure d’arriver à temps, nous décidons d’aller directement au cap macré à deux heures de route en bateau ! La priorité était de rentrer avant la nuit encore une fois, entre tous les grains que nous prenions, les cayes, les casiers et mon état de  fatigue, le risque était trop important. Nous partons donc du cap macré après avoir affronté une mer extrêmement forte.

Malheureusement, on arrive après un grain et il n’y a pas de vent, je me retrouve à galérer dans les loups sans pouvoir avancer voire même en reculant tellement le courant était puissant.

Finalement un dernier grain arrive et je prend le vent pour rejoindre la pointe faula vers 18h30 content et soulagé d’en avoir fini avec ce challenge ! Superbe arrivée avec vous tous et quelques médias pour immortaliser cette belle journée !

Ainsi, j’ai pu compléter au moins un demi tour de la martinique en un peu plus de 7h de nav’ cumulée. Niveau distance je pense avoir parcouru au moins 70 miles mais c’est difficile à dire avec les bords tirés.

Je tiens énormément à remercier mon équipe à bord qui a su me guider, me soigner et s’occuper de moi toute la journée ! Sans eux, je serais sûrement encore à la caravelle…

Au final que retenir de ce challenge ? Eh Bien, il ne s’est peut-être pas déroulé comme je le pensais, nous n’avons pas pu compléter le tour au complet c’est vrai. Néanmoins, ce tour est une superbe réussite ! Je me rappellerais à jamais du soutien de mon équipe dans les moments les plus durs, les magnifiques paysages, le challenge sportif qu’il a fallu affronter, les pêcheurs croisés au large me prenant pour le pire des fous et bien évidemment cette magnifique session. Je suis fier d’avoir accompli déjà cette partie, d’être le premier à avoir fait cela (en slalom) et d’être aller jusqu’au bout.

Mon challenge n’était pas parfait, il n’était pas ce à quoi je pensais ni à ce que personne d’autres aurait pu imaginer, et c’est qui la rendu magique.

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