Se préparer quand la température est (très) négative en hiver.

Se préparer quand la température est (très) négative en hiver.

Vivant désormais au Canada pour mes études, je souffre de rudes hivers et donc il m’a fallu trouver une solution pour naviguer. Premièrement, je navigue déjà moins car la charge de travail augmente mais aussi le froid nous empêche d’être régulièrement à l’eau. Il est possible de naviguer en négatif (record -17˚ C), mais cela est physique et limite dangereux. Je ne l’ai pas encore essayé mais cela est sûr, par rapport à la Martinique j’ai dû réviser ma préparation.

La navigation

Nous perdons notre motivation quand nous voyons le froid et encore plus quand il neige, en outre nous naviguons moins, peut-être par crainte du froid, ou alors il y a des facteurs qui ne dépendent pas de nous comme la charge de travail, la distance des spots quand nous n’avons pas de voitures, une maladie etc… Tous ces facteurs jouent énormément.

En effet, je navigue bien moins qu’en Martinique. Tous ces facteurs en sont la cause, c’est pourquoi il faut faire autre chose pour ne pas perdre son niveau et même s’amélioré sans aller tout le temps sur l’eau. Je ne parle pas de regarder des vidéos et essayer d’apprendre par la théorie mais plutôt de se diversifier. Si vous ne pouvez plus naviguer, faites un autre sport, si possible proche du windsurf. Utilisez au mieux les éléments de la nature. Je pense ici au patinage de course, au vélo, demi-fond, natation. Ces sports développent d’autres atouts qui vous seront utile lors de la prochaine session. Après les avoir tous testé et écouter les conseils d’autres personnes, le patinage est sûrement la meilleure solution pour la sensation de glisse mais aussi de musculature sur la partie inférieure du corps. Il y a aussi des sports comme le ski ou le snowboard qui redonnent de bonnes sensations. Tourner en snowboard ressemble beaucoup au jibe tandis que le ski apporte les sensations de glisse et de liberté des jambes. Les deux sont bons, il faut utiliser au maximum les éléments naturels qui s’offrent à nous… ici, on parle de la glace et de la neige.

Faire au moins une ou deux sessions par mois permet de contrôler l’évolution de votre apprentissage. Le froid est également très bon pour le corps en termes de récupération et d’endurance.

En étant bien protégé, seul les bienfaits du froid apparaîtront.

Pour conclure, il faut essayer de varier ses entraînements sportifs tout en gardant quelques heures pour les navigations. La diversification est source de motivation et vous le serez d’autant plus lorsque vous irez à l’eau et constaterez votre évolution sans avoir passer des heures entières à souffrir du froid. Certes, bosser sur un move toute la journée en comprenant ses erreurs est plus efficace mais nous parlons ici de cas extrêmes où il est difficile de naviguer. Ici, nous arrivons au même résultat mais en prenant un chemin différent.

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Néanmoins, si votre activité sportive baisse, vos capacités et votre endurance fera de même, c’est pourquoi la diversification se fait aussi par une préparation physique.

La préparation physique

Une préparation physique ne nécessite pas forcément d’aller au gym. Personnellement, je préfère tout faire en extérieur.

Plus il fait froid, plus nous mangeons et donc il faut assurer un effort physique constant pour garder la forme.

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Je me prépare donc physiquement quatre fois par semaine en plus des exercices vu précédemment, parfois moins selon la charge de travail. Avant d’aller en salle, pensez à :

  • Courir pour l’endurance
  • Ramer pour la coordination et la force
  • Pédaler pour les jambes

Il existe de nombreuses préparations pour le haut du corps, selon moi, elles sont personnelles car chaque personne à un objectif différent. Pensez à cibler les muscles les plus utilisés en windsurf en priorité. C’est à vous de voir quelles parties travaillent le plus selon votre position sur l’eau, disciplines etc…

Comme je l’ai dit précédemment, le froid est bien plus bénéfique plus négatif sur le corps.

  • Il augmente votre endurance
  • Il vous donne de magnifiques paysages…
  • Il vous donne des terrains difficiles comme courir un sprint dans de la poudreuse….
  • Il tient le corps à une température ambiante

Je privilégie donc la préparation extérieure. Ajouter à cela le gym qui complétera vos précédents efforts.

Enfin mais non des moindres, l’alimentation est extrêmement importante quand nous faisons du sport intensif ou pas.

L’alimentation

En hiver, nous avons tendance à plus manger afin de mieux se réchauffer, cela peut être bénéfique, surtout pour les slalomeurs, si et seulement si notre alimentation est correcte. Nous naviguons moins mais l’effort physique est toujours présent, il faut donc apporter au corps les ressources nécessaires pour se développer. Il y a différents types d’alimentation.

Ceux souhaitant avoir de l’énergie et une bonne endurance doivent privilégier les protéines, les sucres lents et les produits frais. Je conseille également de peu manger le soir pour ne pas donner un surplus d’énergie à votre corps.

Ceux recherchant une prise de masse musculaire pour devenir un Ben Van Der Steen ou un Finian Maynard doivent manger régulièrement à intervalle précis. Ici, on parle plus de protéines animales, féculents et quelques (pas trop) sucres rapides. Je ne suis pas adepte des suppléments comme les gels, les poudres etc… On trouve toute l’énergie suffisante dans un bon steak. Ce programme demande beaucoup d’investissement financier pour la nourriture et demande aussi du temps (à passer aux fourneaux). Un bon équilibre est environ un repas tous les 3-4 heures.

Ceux voulant se maintenir en forme pour ne pas avoir une reprise trop difficile peuvent se contenter de manger normalement, de façon saine avec des fruits et légumes, des viandes, poissons etc.

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Ces programmes ne s’appliquent pas uniquement à l’hiver, il faut bien manger toute l’année. Pensez également à diversifier votre nourriture régulièrement pour ne pas être repus.

Pour conclure,

Naviguer en hiver est moins motivant, plus difficile voire même parfois impossible. Même si les hivers de France et de certains pays d’Europe sont moins rudes que ceux d’Amérique du Nord, la façon de naviguer change. Que ce soit en termes de navigation ou de préparation hors de l’eau. Pour certains, notre alimentation est elle-même aussi différente.

Voici donc comment je me prépare quand il n’y a plus d’eau à l’état liquide dehors… J’ai essayé de recouvrir le plus de cas possible, j’espère que cela vous aidera pour votre prochain hiver.

N.B : Si vous avez la possibilité de faire un petit break dans des eaux chaudes, n’hésitez pas, cela rebooste n’importe qui 😉

crédits : John Carter, Yvente

 

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